Prémices.
Dans le cadre d’un envoi recommandé avec accusé de réception électronique (AR) par la Poste à une Cour d’appel je constate, ce jour, pour la première fois, des incohérences dans l’accusé de réception telles que rien ne m’assure qu’il a bien été communiqué à qui de droit. A regarder d’autres envois au système juridique je note les mêmes dans tous les AR.
Je comprends qu’une distribution en lot peut rendre difficile la signature d’un AR par un destinataire ou son mandataire mais répondre à un problème en trompant l’expéditeur sur l’assurance que lui fait la Poste de délivrer son pli au destinataire demandé ou à son mandataire par leurs signatures ne me semble pas être une solution.
Étant choqué, j’ai échangé avec ChatGPT 5.2. Je vous livre son point de vue amplement retravaillé par moi. Comme ce n’est pas mon texte à 100% je le signe en conséquence.
Exposé.
L’accusé de réception postal (AR) est couramment utilisé comme preuve de la remise d’un courrier important. Sa force repose sur une idée simple: le destinataire (ou son mandataire) a signé pour attester de la réception. Toutefois certains accusés de réception électronique présentent une incohérence interne sérieuse susceptible d’entraîner des conséquences juridiques concrètes.
1. Une exigence affichée sans ambiguïté par le formulaire électronique.
Le document comporte, en caractères normaux, trois mentions pré imprimées:
- a) « Signature du destinataire ou de son mandataire: … »
- b) « Pièce d’identité présentée: … »
- c) « Identifiant facteur: … »
Cette formulation est claire: la validité du document repose sur la signature de la personne qui reçoit le courrier, ou de celle juridiquement habilitée à le recevoir pour elle.
2. Une première anomalie sur des AR reçus.
Au regard de la première exigence on ne trouve pas de signature du destinataire ni du mandataire mais une simple mention manuscrite et en majuscules: « OK DISTRIB, ». On peut aussi y trouver un paraphe inidentifiable.
Cette mention n’est pas une signature, n’identifie aucune personne et ne correspond à aucune catégorie juridique reconnue. Elle ne satisfait en rien à l’exigence affichée. Elle crée en revanche une apparence trompeuse de conformité, laissant croire qu’une validation par le destinataire ou son mandataire eut lieu.
Notons, qu'au regard de la mention " Pièce d'identité présentée " on peut trouver " Autres ".
3. Une seconde anomalie: la substitution assumée par la Poste.
À la place de la signature exigée se trouve donc un "OK DISTRIB" avec la mention faite à l’évidence avec un tampon, en caractères gris plus petits, presque transparents: « Signature facteur * ». L’astérisque renvoie à une mention pré imprimée en caractères plus petits que celui des mentions a), b) et c), « Le facteur atteste par sa signature que l’identité du destinataire ou de son mandataire a été vérifiée ». Sur l'accusé de réception il n'y a ainsi aucune signature d'un destinataire ou de son mandataire, juste une note manuscrite " OK DISTR," présentée comme celle du facteur, sans aucune signature.
4. Une contradiction interne manifeste.
Le document exige une signature du destinataire ou de son mandataire mais ne fait qu’attester d'une distribution du courrier au destinataire ou à son mandataire dont l'identité aurait été vérifiée. La mention "Signature facteur" est effectuée presque incognito, en petits caractères, sans identification ni signature du facteur.
5. Conséquences juridiques possibles.
Cette incohérence est un affaiblissement de la valeur probante du document vu l’absence de la certitude, achetée et promise, d'une remise effective à la personne destinataire ou à son mandataire. En résulte une fragilisation des notifications par lettre recommandée avec accusé de réception censées produire des effets de délai ou de droit, lorsqu'elles sont distribuées en lot. Plus largement l'apparence donnée à de tels accusés d'une réception signée par le destinataire alors qu'inexistante soulève des questions pénales dans le chef de la Poste.
Conclusion.
Un document qui se veut probatoire doit être cohérent avec ses propres exigences par ailleurs conformes à ce qui est acheté par et promis au client.
Exiger une signature déterminée lors de la réception tout en y substituant une note manuscrite "OK DISTRIB " donnant l'apparence d'une signature du destinataire en y indiquant une mention contraire en petits caractères ouvre une insécurité juridique.
Elle doit être soulignée d'autant plus que l'ensemble apparaît comme si une remise certaine au destinataire avait été faite. Dans ce cadre, notons que lorsque le courrier a été distribué vous trouverez dans votre "Suivi" de votre compte "La Poste" la mention fallacieuse suivante : " Mercredi .... à .... - Votre envoi a été distribué en lot. Nous attendons la confirmation de sa réception " alors même qu'il n'y aura jamais de réception signée par le destinataire.
Entre un « j’atteste avoir distribué à X - destinataire- » de la Poste et un « Je, X , reconnais avoir reçu » du destinataire , il y a une différence.
Dans un contexte ou le gouvernement mentionne « La lettre recommandée électronique (LRE) source d’efficacité et d’économies pour les TPE PME » et « Traçabilité -Les différentes preuves produites à chaque étape vous permettent de suivre en temps réel et de manière détaillée vos envois, de son dépôt jusqu’à la réception par son destinataire. Ces éléments de preuve ont la même valeur juridique que leurs équivalents papier », on ne pourra que s'étonner.
Stephen G Hürner assisté par ChatGPT 5.2